ÉCO-DESIGN

La conception centrée sur la planète : l’éco-design

Edouard
 / Publié le 
May 5, 2021

Qu’est-ce que le design écologique ?

Le design écologique ou éco-design, design durable ou encore design responsable sont des termes qui évoquent la volonté de concevoir des produits, du début de leur conception à leur fin de vie en respectant les principes du développement durable. Apparue en France dans les années 2000, la pensée éco-design réunit à la fois la nature et la culture, en prenant en compte la totalité du cycle de vie du produit.

Lorsqu’un produit est conçu de façon écologique, sa conception doit être en accord avec le développement durable et afficher une faible empreinte carbone composée de l’extraction des matières premières, recyclables, biodégradables ou renouvelable, l’économie d’énergie, le recyclage, la réutilisation et le comportement de ses utilisateurs.

Pour réduire l’emprunte carbone d’un produit, les designers doivent penser éco-responsable. Le bois, l’aluminium et le verre sont des matériaux à privilégier car ces derniers sont recyclables et réutilisables à l’infini. Pour minimiser la consommation d’énergie produite lors de la conception d’un produit comme son design, il faut bien évidemment proscrire les traitements polluants. En effet, les entreprises qui créent nos produits, polluent l’air, l’eau et le sol de notre planète. Le transport, lui aussi, engendre de la pollution suite à l’émanation de gaz à effet de serre lors de l’exportation des produits. De ce fait, il est préférable de privilégier un produit made in France, qui aura parcouru moins de kilomètres et donc moins pollué, plutôt qu’un produit, certes moins cher, mais made in China.

Aujourd’hui, bien que les designers aient un rôle important dans le design écologique, les consommateurs sont aussi acteurs de la réduction de l’empreinte carbone. Depuis peu, une prise de conscience collective, à propos de la protection de l’environnement, pousse les utilisateurs à repenser leur mode de consommation (origine des produits, compositions, recyclables, compostables…).

Victor Papanek, pionnier de l’éco-design.

« Le design est devenu l’outil le plus puissant avec lequel l’homme forme ses outils et son environnement. »

Victor Joseph Papanek, précurseur du design écologique, étudiait les aspects du design et la manière dont ils altéraient l’environnement et les individus. Dans les années 1970, il a proné la nécessité de tenir compte les impacts environnementaux, comme le recyclage, dans le processus du design. Le designer a fait partie des premiers à s’interroger sur le but du design. Les nouveaux matériaux, nouvelles technologies et nouveaux concepts font que le design peut être infiniment amélioré. Il a écrit le livre Design for the real world, dans lequel il dénonce les produits dangereux pour la planète, inadaptés et inutiles pour les utilisateurs. Il a écrit : « Le design est devenu l’outil le plus puissant avec lequel l’homme forme ses outils et son environnement. »

Selon Papanek, la relation entre le design et les individus est la démarche la plus essentielle. En 1995, il écrit The Green Imperative, il déclare que le designer est responsable de ce qu’il conçoit et de la position qu’il adopte durant le processus.

Qu’est-ce que l’écologie digitale ?

L’écologie digitale est une étude sur l’impact environnementale du numérique. Elle permet d’éviter ou de diminuer ses effets nuisibles pour la planète. En 2020, 2,87 milliards d’utilisateurs possèdent un smartphone et 75% d’entre eux ignorent l’existence de la pollution numérique. Devant cette constatation, l’écologie digitale est « la discipline qui étudie l’impact environnemental des différents écosystèmes reliant l’humain et le digital dans le but d’en limiter les effets nuisibles pour l’environnement » (Inès Leonarduzzi, fondatrice de l’ONG Digital for the Planet). Le digital est responsable de 50% de la consommation électrique mondiale, pourcentage qui ne cesse de s’accroitre. Depuis plusieurs années et dans beaucoup de pays, les entreprises numériques tentent d’apporter des solutions écologiques et durables et sont au centre du développement socio-écologique. Parmi les produits ou services conçus, les applications et les logiciels contribuent à la transition numérique et écologique, car oui, le digital et le numérique polluent !

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L’écologie digitale ou éco-design plait beaucoup en France, L’ONG Design for the planet a mené une étude qui démontre que 80% des français consommateurs seraient plus attachés à une marque si celle-ci s’engageait dans la lutte contre la pollution du digital. De plus, 2 Français sur 3 sont en accord avec l’idée selon laquelle « l’écologie digitale est un indicateur de bonne santé économique ». Les Français sont déterminés à convaincre le gouvernement à se tourner vers cette écologie du numérique. De ce fait, « les politiques et les entreprises doivent impérativement se saisir de l’écologie digitale s’ils ne veulent pas qu’elle les rattrape » Assaël Adary, président du Cabinet Occurrence.

Quelques chiffres de l’écologie digitale en 2019 : un iMessage est alimenté à 83% en énergies renouvelables. 2,8 milliards d’utilisateurs ont accès à internet, montant estimé à 9 milliards d’ici 2035. 10 milliards de mails sont envoyés par heure et parmi eux, 80% ne sont jamais ouvert. 1mo produit 19 grammes d’empreinte carbone. Pour finir, chaque recherche Google produit 7 grammes de CO2.

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Impacts environnementaux et solutions.

La pollution digitale est responsable de plusieurs impacts environnementaux. On en discerne trois principaux :

La fabrication : des matériaux illégaux, comme le coltan extrait au Congo, sont utilisés pour les condensateurs des smartphones. En plus de la fabrication et la production, 8,5 milliards de téléphones sont utilisés et ces appareils font de longs trajets en transport avant d’arriver chez nous. Les gaz à effet de serre ajoutés à l’extraction des matières premières accroissent la pollution.

L’utilisation : comme évoqué précédemment, le digital est responsable de 50% de la consommation électrique mondiale. Chacune de nos données sont sauvegardées dans des DATA centers. Ces DATA centers, alimentés par les énergies fossiles, fonctionnent en continu. Selon l’Ademe, un e-mail avec une pièce jointe d’un mégaoctet émet 19 grammes de CO2 dans l’atmosphère sachant 80 % des e-mails ne sont jamais ouverts et que les spams émettent autant de CO2 que 3 millions de voitures. En 2020, notre activité numérique est responsable de 4% des émissions de CO2.

Le recyclage : Sur 44,7 millions de tonnes de déchets électroniques produits par an, seulement 20% sont recyclés. Le reste de ces déchets est incinéré et/ou enfoui dans le sol ou exposés en plein air. Ils sont donc nocifs pour l’environnement et notre santé

Chercher un restaurant sur Google, regarder une story Instagram ou garder un mail de côté pour le lire plus tard sont des gestes simples du quotidien et pourtant à fort impact sur l’environnement. On ne peut pas empêcher les consommateurs d’utiliser leurs ordinateurs, de fréquenter les réseaux sociaux ou encore de faire une simple recherche sur internet, mais il est possible de réduire les mauvaises habitudes. Tout d’abord, il faut prendre l’habitude de débrancher ses appareils après les avoir chargé. Les utilisateurs laissent souvent leur téléphone en charge toute une nuit, à peu près pendant 8 heures. Or, les appareils continuent à puiser de l’électricité même lorsqu’ils sont entièrement chargés. Les débrancher dès la fin du chargement réduit la consommation d’énergie et allège la facture comme le bilan environnemental ! Deuxième bon réflexe, nettoyer sa boîte mail.

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Limiter les pièces jointes et les destinataires multiples évite la pollution invisible. Ensuite, s’interroger sur l’utilité du message et favoriser l’oral pour les infos courtes. Les mails non lus, les spams ou les newsletters consomment 10% de l’énergie de la France lorsqu’ils sont stockés. Le mieux est donc de les supprimer de la boite de réception et de la corbeille au fur et à mesure de la réception et se désabonner des news à faible intérêt. Troisième bon réflexe, limiter les navigations sur le net. Une recherche Google émet 7 grammes de C02 et chaque onglet ouvert émet5 grammes de C02 à chaque actualisation. Plusieurs moteurs de recherches compensent leur impact environnemental comme Lilo, qui propose aux utilisateurs de faire des dons ou Écosia, qui plante un arbre en contrepartie de plusieurs secondes de recherches ou encore Ecogine, moteur de recherche français, qui reverses ses bénéfices à des associations protectrices de l’environnement.

Quatrième éco-réflexe pour l’environnement, privilégier les disques durs. Stocker ses données sur le cloud est aussi nocif que conserver les mails non lus. Avoir le réflexe d’enregistrer ses dossiers sur un disque dur permet de diminuer le recours à des stockages en data centers. Pour finir, limiter le visionnage de vidéos en ligne. Regarder une vidéo en ligne, sur les réseaux sociaux, YouTube, ... produit 1% des gaz à effet de serre mondiaux. Préférer les visionnages en wifi plutôt qu’en 4G et en qualité la moins élevée possible. « Si tous les sites qui tournent sur ce langage passent sur la version 7, on économiserait 750 milliards de kWh d’électricité et 375 milliards de kg de CO2, soit l’équivalent du rejet en CO2 de 375 000 vols Paris-New York. » Rasmus Lerdorf, créateur du langage PHP.

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